Bonjour à tous !
Voici la première photo jamais prise d'une mouette rieuse et d'une jerko huppée en pleine action de chasse. Ce cliché exceptionnel a été pris la semaine dernière. Bien qu'il ne s'agisse que d'un instantané, il présente grand nombre de détails qui permettront aux scientifiques d'en savoir un peu plus sur les moeurs sauvages de ces deux terribles carnassiers.
De gauche à droite : spécimens de Jerko huppé, de Jourbon nain et de Mouette rieuse, en pleine action de chasse.Que nous apprend ce document ?
La mouette rieuse et le jerko huppé chassent en bande, selon une technique parfaitement rompue :
1. Choix de la proie : celle-ci est généralement un petit animal fragile et isolé, en l'occurence ici un Jourbon Nain qui vient d'éclore.
2. Travail d'approche : au lieu d'attaquer frontalement, la mouette et le jerko commencent par séduire leur proie en l'invitant à jouer avec elles, ce qui leur permet d'investir son aire sans manoeuvres compliquées. Ici, le Jourbon nain s'est sans doute dit en les voyant débarquer : "Souette, ze vais me faire de nouveaux zamis !"
3. L'hallali : une fois dans les lieux, les deux monstres ailés entreprennent la destruction systématique de l'habitat du Jourbon. Le piège infernal s'est refermé. Le petit Jourbon se rend compte trop tard que ce qu'il prenait naïvement pour un jeu à trois était en fait un jeu à
deux contre un, dont la cruelle issue sera son dépeçage final. Il réalise alors qu'il n'y survivra pas.
Sur notre cliché, nous voyons clairement la mouette qui s'apprête à assommer définitivement le petit Jourbon. Son attitude évoque celle, impassible, du chasseur lapon se préparant à harponner un bébé phoque. De toute évidence, elle n'entend même pas les terribles cris d'effroi poussés par la pauvre bête.
La jerko femelle, quant à elle, est en position d'attente. Sa posture menaçante, ses petits yeux acérés et cruels luisant de perfidie, tout dénote chez elle la froide détermination du prédateur assoiffé de sang. Son petit ventre replet indique en outre (si j'ose dire!) que le Jourbon n'est pas la première victime de sa journée de chasse.
Tête de Jerko huppée à l'affûtA l'instant où a été pris le cliché, ce spécimen jerko poussait le cri caractéristique de l'espèce :
PTDR (prononcer "pétédéhère"). Nous n'avons pas encore pu déterminer s'il s'agissait d'un cri d'attaque ou alors d'une espèce de rot digestif. L'étude du cri de la mouette rieuse et de la jerko huppée fera l'objet d'un prochain article.
Bientôt, les deux carnassiers, estimant qu'ils ont assez rigolé, mettront fin au calvaire de leur victime. Le nid patiemment bâti par papa et maman Jourbon va être réduit à néant. Le pauvre animalcule sera rejeté dans l'horrible jungle wordstealienne, et alors les deux monstres se précipiteront sur sa pauvre petite dépouille pantelante (compte tenu de la brutalité de cette scène, nous avons décidé de ne pas la reproduire ici).
Signé : Jourbon
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Si les triangles faisaient un dieu, ils lui donneraient trois côtés.
Montesquieu